dimanche 1 mai 2016

La Dame de Monsoreau

Auteur : Alexandre Dumas

Introduction
Alexandre Dumas, (dit aussi Alexandre Dumas père) est un écrivain français né le 24 juillet 1802. Appartenant au mouvement romantique, il écrit d'abord des pièces de théâtre avant de se tourner vers le roman historique.
Publié en 1846, "La Dame de Monsoreau" est le deuxième tome d'une trilogie consacrée aux guerres de religion et aux Valois, s'insérant entre "La Reine Margot" et "Les Quarante-Cinq".


Résumé
L'action se passe en 1578. Charles IX est mort. Son frère Henri III lui succède sur le trône de France.
Henri est un roi superstitieux et faible. Les « mignons » envahissent la cour et essayent d'influencer le monarque. Henri III se laisse également fortement guidé par sa mère, Catherine de Médicis.

Le pays est très divisé par les luttes entre catholiques et protestants. Henri III doit composer avec ses proches, notamment avec son frère, fourbe et avide de pouvoir, le duc d'Anjou. Il se méfie également de nombreux ennemis, dont les Guise qui ont créé une Ligue de catholiques.

Le frère du roi s'est attaché les services d'un brillant gentilhomme, Louis de Bussy d'Amboise, comte de Clermont, ennemi juré des mignons du roi.
Tombé dans un guet-apens, Bussy d'Amboise est soigné par une jeune femme, Diane de Méridor, dont il tombe follement amoureux.
Hélas, la belle et jeune femme est promise à l'odieux Comte de Monsoreau, le grand veneur du roi et ne laisse pas indifférent le duc d'Anjou lui-même.
Les amants doivent faire preuve d'une grande prudence et de beaucoup d'imagination pour vivre secrètement leur passion. Ils bénéficient toutefois du soutien de Saint-Luc qui s'est pris d'amitié pour eux, et du jeune médecin de Bussy.
Mais Monsoreau et le duc d'Anjou dont la jalousie est féroce, découvrent cette idylle et préparent leur vengeance.


Mon avis
Sans grande surprise, je me suis encore une fois régalée grâce aux talents de conteur de Maître Dumas ! Le ton de ce roman est plus léger que dans La Reine Margot, auquel il fait suite, avec l'humour et l'ironie qui me font tellement apprécier l'écriture de Dumas ! Comme d'habitude, il n'est pas du tout impartial et on peut facilement deviner l'estime plus ou moins grande qu'il porte aux différents personnages, d'après les moqueries ou les éloges auxquelles chacun a droit. 

Ce roman est plein de personnages hauts en couleur qui ne m'ont pas laissée indifférente : Chicot, bouffon de Henri III, bien que gentilhomme, dont la ruse et la franchise n'étaient pas sans me faire penser à un autre Gascon bien connu : j'ai nommé ce cher d'Artagnan ; Bussy, le beau, le brave, l'insolent (mais j'ai moins apprécié Bussy l'amoureux, qui devenait un peu trop cul-cul à mon goût en présence de sa belle) ; Gorenflot, un moine ami de Chicot beaucoup trop porté sur les plaisirs de la table, ce qui lui vaudra quelques mésaventures ; Rémy, un jeune médecin talentueux et dévoué au service de Bussy ; et enfin Saint-Luc, un gentilhomme de l'entourage du roi, ce qui ne l'empêchera pas de se lier d'amitié avec Bussy.

Comme dans La Reine Margot, les Valois s'en prennent plein la figure : Catherine, la Reine mère, n'est plus qu'une ombre ; Henri, désormais roi, ne semble en avoir que le titre, tant son autorité est bafouée ; François, devenu duc d'Anjou, est hypocrite, lâche, et parfaitement exécrable, en plus d'être de mèche avec le clan des Guise, qui cherchent encore à s'emparer du trône de France. 
Le rôle du vilain principal, toutefois, revient cette fois au comte de Monsoreau, mari de la fameuse Dame de Monsoreau, mari dont la jalousie maladive (bien que fondée) frise le ridicule.

Au niveau de l'intrigue, on est complètement baladé par Dumas, entre complots politiques et vengeances personnelles, et il est pratiquement impossible de prévoir le dénouement de chaque événement, ou le sort de chaque personnage, tant l'histoire est riche en rebondissements (il faut reconnaître que Dumas est un grand spécialiste des retournements de situation).

Même si ce roman est encore un petit bijou du Maître, je continue de lui préférer la trilogie des Mousquetaires, qui conserve son statut de grande favorite parmi les oeuvres de Dumas que j'ai déjà eu le plaisir de découvrir. Cette préférence est, notamment, due au fait que je suis plus portée sur les histoires d'amitié que sur les histoires d'amour : ainsi, j'ai mieux apprécié les relations d'amitié entre Chicot et Gorenflot, ou entre Bussy et Rémy, que la relation amoureuse entre Bussy et Diane de Monsoreau, qui avait plutôt tendance à m'agacer (surtout à la fin)...


Challenges concernés :






9 commentaires:

  1. Belle chronique ! Toi aussi, tu as trouvé ton mousquetaire dans l'histoire lol Et tu as réussi à finir dans les temps finalement ;)
    à bientôt pour les quarante-cinq j'imagine :)

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    1. Haha ! Oui, les Mousquetaires restent ma référence de prédilection :p

      Je pense effectivement organiser une LC pour "Les Quarante-Cinq", je vous tiens au courant sur LA :)

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  2. Je n'ai pas été autant déçu que toi concernant Bussy amoureux, notamment parce quue j'aime beaucoup le Dumas romantique. Sinon ta chronique est très intéressante et démontre à quel point les personnages sont extrêmement travaillés de la part de leur auteur et portent leur histoire.

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    1. Je n'ai pas vraiment été déçue, plutôt agacée qu'un tel personnage devienne si "gnan-gnan" à l'état amoureux xD

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  3. je les ai dans ma pal: la reine margot, la dame de monsoreau et les quarante cinq. Perso, je crois que le premier restera ce cher dantes

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    1. A ma grande honte, je n'ai pas encore eu l'honneur de faire connaissance avec Edmond... On verra s'il arrive à détrôner mes chers mousquetaires, mais je suis amoureuse d'Athos donc ça s'annonce très difficile :p

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  4. Comment cela tu n'es pas tombée raide dingue de Bussy ???C'est une honte ma chère (je rigole bien entendu ;) )
    J'adore aussi Les Mousquetaires mais cette trilogie-ci entre le sombre flamboyant de La Reine Margot, ce roman et le très ironique (mais tragique) Quarante-cinq, je trouve celle-ci plus complète dans sa diversité. Puis contrairement à toi j'adore les histoires d'amour très lyriques et romantiques ;)

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    1. Ah mais si, justement, j'ai été particulièrement séduite par Bussy... tant qu'il gardait son côté insolent et indépendant, c'est-à-dire que je l'aimais tout le temps qu'il ne jouait pas l'amoureux transi :p Mais comme dit, j'ai un gros blocage avec les histoires d'amour (c'est sûrement pour ça que j'aime Athos xD)
      Je suis curieuse de voir ce que donnera "Les Quarante-Cinq", mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur le point de la diversité de la trilogie des Mousquetaires : autant le 1er tome est léger, autant le ton des deux suivants tend à s'assombrir, et je ne parle même pas de la fin du "Vicomte de Bragelonne" qui m'a complètement traumatisée T_T D'ailleurs, j'ai trouvé une certaine ressemblance entre la relation Diane/Bussy et celle de Raoul avec Louise de La Vallière...

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  5. Il faut que je lise absolument la suite des 3 mousquetaires ! J'ai tellement aimé le roman. Un super avis :)

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